un libre publié bien avant indignez-vous avec un vrai contenu

enfin disponible en ebook à un tarif décent : 1 euro 99
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Assedic Blues, Bureaucrate ou Quelques centaines de francs par mois

Presque des chansons, presque des nouvelles, presque de la poésie, des réflexions en prose. Ces formes recèlent une véritable unité, au service d’un positionnement social sans équivoque, une vision cohérente. Ce livre présente une autre voie. Strass ni stress.

Quelques centaines de francs par mois
J'voyais au bas des statistiques
Que des gens avec ça vivaient
Que des gens avec ça trimaient

F3 rue des Trois Visages
Distributeur au virage
Quelques centaines de francs sur moi
Qui filaient durant la journée

Croissants-cafés l'matin
Plein les poches pour les breaks
Trois paquets de cigarettes et des sucreries Midi l'heure du resto, entre collègues l'apéro
Les bons p'tits plats de la suite gastronomique
Toujours une bonne raison de frôler la cuite, champagne !
Ou tendronnement accompagné
Une petite stagiaire
Qui se laissera tripoter à l'arrière... d'la voiture de fonction
Ou préférera la chambre d'hôtel, de six à huit
Et le soir traîner
Un p'tit cadeau chic qu'on s'fait, bien mérité
Ou à la concubine, peut-être par mauvaise conscience


L'Education Nationale

Avant 1973 l'Education Nationale et le patronat s'ignoraient : le corps enseignant s'appliquait à sa mission originelle, libérer les individus par la connaissance et former des citoyens. "Le but de l'instruction n'est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l'apprécier et de la corriger. Il ne s'agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté de celle qui la précède, mais de les éclairer de plus en plus, afin que chacun devienne de plus en plus digne de se gouverner par sa propre raison" (Condorcet). De l'autre côté, si les entreprises souhaitaient des connaissances particulières, elles les assuraient, souvent sur le tas...

Au premier choc pétrolier, les critiques sur l'inadéquation des cursus aux besoins patronaux fusèrent. Et la crise occidentale transforma les remontrances en partenariat puis ordres.
Désormais l'Education Nationale se doit d'être à l'écoute des patrons ! Elle n'a plus à former des citoyens mais "formater" les rouages de l'économie. La société entière est tombée dans le piège : les parents, aveuglés par leurs difficultés et le matraquage médiatique, réclament des diplômes utiles... qui ouvrent les portes du monde professionnel. Arrêtons le massacre !
Préparer des "étudiants" à un travail s'avère non seulement un gâchis mais une aberration : les mêmes patrons pérorent sur les inévitables transformations futures de l'emploi. Ainsi les filières "professionnelles" conduisent aux tâches obsolètes dans vingt, dix, parfois cinq ans ! Bien sûr il est plus simple de bourrer un crâne, d'habituer aux techniques, aux gestes, que d'apprendre à réfléchir, à vivre vraiment, à éviter les impasses.


L'héritage


Depuis l'implosion du collectivisme soviétique, hormis les hurluberlus, nul occidental n'ose répéter que l'héritage reconduit les inégalités de génération en génération, "est un vol". Si les gens refusent d'entendre une vérité, il faut l'exprimer autrement !
Chers concitoyennes, chers concitoyens, l'héritage des parents aux enfants, comme vous l'avez remarqué, arrive en fin de cycle, remplit de plus en plus difficilement sa mission d'aide. Les enfants héritent de plus en plus tard, souvent après leur retraite.
Nous devons trouver une parade, un système de substitution.


Une présentation de l'écrivain... 14 ans plus tard... en octobre 2011...

J'approchais des trente ans. J'étais de quelle génération, au fait ? Morale ? Perdue ? Sacrifiée ? Sida ? Condamnée ? Exclue ? Techno ? Prozac ? Frustrée ?...
Je ne me suis jamais considéré d'une génération : c'est à chacun de refuser les embrigadements de son époque, les facilités, les petites compromissions pratiques. Des soumis et des rebelles.
A 25 ans j'avais quitté le circuit professionnel du jeune diplômé rapidement devenu cadre et appelé à une brillante promotion sociale. Pourquoi ? Pour essayer, simplement essayer de vivre vraiment ma vie.
Une forme d'essai choix social où pourraient encore puiser les déçus des "indignez-vous" et autres sous-"indignez-vous" aussi vides et déconnectés du réel.
14 ans plus tard : ce fut difficile, c'est difficile mais ça doit être pire d'abdiquer et se vider le cerveau devant une télévision.

J'ai 40 ans. 43 oui, je sais. Et en relisant ce texte, je n'ai pu m'empêcher de penser aux millions de lectrices et lecteurs de Stéphane Hessel, les imaginant naturellement très insatisfaits du fascicule dépourvu des espoirs placés dans le titre.
Assedic Blues, Bureaucrate ou Quelques centaines de francs par mois fut publié dans une France où l'édition était contrôlée par les distributeurs avec la complaisance des médias, le fatalisme des libraires et la dérive financière des éditeurs. La démocratisation de l'édition lui offre une seconde chance. Certes, je n'ai jamais eu le charisme de Stéphane Hessel... Il me manque 50 ans ?




























Assedic Blues, Bureaucrate ou Quelques centaines de francs par mois
Vente directe... 1 euro 99...
Paiement sécurisé PAYPAL...
 un ebook pour résister avec intelligence



































































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- le 30 octobre 2011 à 20 : 12
par Pascal : Je vous l'achète sans intermédiaire : je préfère la vente directe


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